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 La Haine est le moteur qui fait vivre ce monde (en cours)

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Alister Leto
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Date d'inscription : 27/02/2015
Localisation : Lordaeron

MessageSujet: La Haine est le moteur qui fait vivre ce monde (en cours)   Jeu 15 Juin - 21:11

La Haine est le moteur qui fait vivre ce monde

Prologue :
C'était un froid jour d'octobre , la fumée s'échappait de la petite cheminée de notre maison . Les champs avaient été moissonnés . Dans la cahute la femme était en train de hurler , tenant son ventre ballonné, la prêtresse l'aidait tandis que son assistant avait sortis la fillette . Le travail fut long , douloureux ,interminable , infâme mais elle sourit en voyant le nourrisson geignant,enveloppé dans des langes, que tenait la prêtresse .
« Félicitations , c'est un garçon ,dit elle en le tendant à la mère .
-Il … Se nommera … Piero . Articula t-elle tandis que revenait la gamine ,qui ne devait avoir au bas mot que deux courtes années .

Chapitre 1 :

Les Villageois s'arrêtaient en le voyant passer , il avançait d'un pas lourd , claudiquant un peu sous son armure , le L gravé sur son torse était éraflé , ses bottes ,dépareillées , il semblait hirsute , son regard noir scruta ceux qui l'observaient avec tant de curiosité .Il continua sa route , son bardas pesait plusieurs livres et lui brisait les reins . Il l'aperçut alors , la chaumière , le poulailler , le champ bien vert , l'enclos vide où s'ébattait autrefois un beau cheval de trait . Et une enfant , vêtu d'une jupe en lin , assise sur une dalle en pierre qui servait de pas-de-porte , elle plumait une volaille , en le voyant elle stoppa son geste , plissant ses grands yeux bleus . « Comme ceux de sa mère , songea-t-il , la dernière fois que je l'ai vu , elle était haute comme une bottine .
- Fille... dit-il de sa voix rauque, dit à ta mère que je suis de retour . »
Elle hocha la tête et courut dans la maison, il entra quelques secondes après elle , et vit alors celle avec qui il avait prononcé les vœux , sa moitié , rayonnante comme au premier jour , adossé au plan de travail .
« Nicolas ! Cria-t-elle en lui sautant au cou , Nicolas , enfin …
Il sentit ses larmes couler sur sa nuque , cela faisait plus d'un an qu'il ne l'avait vu , un an sur le front , un an contre la Horde d'Orgrimm Marteau-du-Destin . Il l'enlaça en retour avant de hoqueter :
-Tu m'avais manqué , toi , Susan...
-Pas que nous , lui sourit-elle avant de se pencher près d'un berceau qu'il n'avait pas remarqué et d'en sortir un marmot , ton fils , Nicolas ! Voici ton fils ! »
Ce jour-ci lui resta comme l'un de ses plus beaux moments de bonheur .

Commentaire :
La vie à la ferme c'était pas une partie de rigolade , m'enfin ça nous f'sait manger des navets à tout les repas ! P'pa il disait que sans nous ,les riches ils seraient tous morts de faim , il causait rarement P'pa  mais m'man disait que c'était normale , que les grandes personnes étaient soient taiseuses soient ne pouvaient jamais la fermer , elle était dans l'vrai . En tout cas moi , il fallait que je bosse , avec P'pa , M'an , Susan … Soit on labourait , soit on moissonnait , soit j'étrillais l'nouveau cheval , enfin j'ai toujours connus que celui là , paraît que l'ancien , les soldats l'ont prit . J'arrêtais pas ! Et pourtant Susan disait qu'on était veinard , que chez les Granjattiers ils étaient douze et qu'à douze ils bossaient encore plus ! Mais bon , à huit ans on savait toujours s'amuser , Susan en avait dix , après le travail on jouait dans la basse-cours , on coursait une poule ou bien on se mettait derrière le cheval pour le faire cabrer , mais M'man voulait pas qu'on joue à ça , que c'était comme ça que son frère l'était mort , un sabot de percheron dans le crâne ...
Les après-midi où qu'y avait pas boulot on allait tout les deux au village . C'était un petit village mais y avait toujours du monde . Y avait les autres enfants , les marchands , le chef du guet , Ronsard , le Forgeron dont le marteau faisait chanter l'acier , des vieux , des jeunes , des journaliers en pause qui buvaient une bière au Tirassien Ivre ,  un jour il y eu même un paladin qui est passé sur son palefroi , Susan se demandait si c'était Gavinrad , moi j'avais dit Uther !

La maison n'était pas grande par contre , mais on s'en plaignait pas , y avait qu'une grande pièce , M'man et P'pa avait le grand lit dans le coin , nous deux c'était le coin opposé et je garantis que le matelas de paille c'est pas confortable, au milieu y avait une table de bois massif et sur la cheminée il y avait l'épée de P'pa avec la bannière qu'il avait rapporté de la Guerre .

Chapitre 2 :

Le soleil dardait ses rayons lumineux sur les malheureux qui s'échinaient dans les champs de la Royale Lordaeron , l'été était à ses débuts mais serait impitoyable .
Torse nu , la peau tannée , Nicolas poussait une brouette remplies de pommes de terre en regardant son fils , s'efforçant d'appuyer sur sa bêche pour sortir les tubercules .
« Fils , pas comme ça , dit le paysan en attrapant la bêche et en arrachant aisément les légumes .
-Ben j'essaye d'apprendre moi ! » Dit Piero en s'épongeant le front avec une chemise usée .Ses douze ans approchaient , il faisait piètre figure face à son père mais ça ne l'empêchait pas de se sentir fière de temps en temps . La récolte continua un moment , le bougre ne pouvait pas éviter de tourner le regard de temps en temps vers l'immonde cicatrice qui meurtrissait le flanc de son père , mais c'était tabou d'en parler , de ça , de la guerre et de beaucoup de choses en vérité . Après s'être secoué la tête son père dit :
« L'ciel s'couche , ta mère a dut rentrer du marché , ramène les pommes de terre dans le local , je vais voir le ch'val .
-Bien P'pa ! »
Une heure était passée lorsque Orson Junior entra dans la maison ,le reste de la famille était déjà assis à table , sa mère lui lança un sourire , sa sœur était occupée à se curer un ongle , il s'effondra sur sa chaise bancale , regarda avec joie le bol de ragoût de poule qu'on lui tendit puis joint ses mains dans la prière habituelle . Le bref cérémoniale de sa mère fut conclut d'un « Amen » collectif puis il commença à prendre une cuillerée de brouet .
« Et alors quoi d'nouveau au village ? Demanda Piero .
-Il y a la foire qui se prépare ,répondit sa mère, elle devrait rassembler tout les villages à l'est d'Andorhal , puis le clocher est enfin réparé , en ardoise , la future cloche devrait venir de Caer Darrow la semaine prochaine , faudra d'ailleurs y amener Susan , on va te trouver une belle robe pour la messe , l'ancienne commence à être … »
La brave mère de famille s'interrompit au moment où le poing de Nicolas Orson heurta la table dans un craquement de bois . Il prit la bouteille de vin rouge et fit couler l'alcool dans un silence tel que Piero entendait le ruissellement du liquide le long de la bouteille , le reste du repas s'ensuivit dans un mutisme absolu .
Lorsque le repas fut finit il fonça dans son lit afin de profiter brièvement du repos , demain serait un autre jour …
Le cheval hennis lorsque Piero lui attrapa le sabot , son père chuchotait à la bête pour la calmer , le maréchal ferrant commença à clouter le fer .
« S't'une sacré sabot qu'il a vot'ch'val , j'ai du faire les fers à la mesure …
-Vous m'en direz tant, grogna le chef de famille .
-Pa' contre vous avez appris la derniè' ? Gilnéas et Stromgarde z'ont quitté l'Alliance …
-Thoras et Genn refusent de payer pour les camps … Avec raison... Ces salauds l'ont bien volé . Mais que veux-t-on , Fils tiens le mieux sinon il va ruer ! »

La forêt resplendissait , les pins étaient d'un vert sombre , les branches mollement agitées par la brise , les chênes croulaient sous leur charge de feuilles , la route en terre battue traçait entre les arbres . Le cheval ferré le matin même tirait le chariot en laissant de profondes ornières , ses rênes étaient tenues par le père Orson , à l'arrière , une cargaison de pommes de terre ,et ses deux mômes . Piero était accoudé à la rambarde , les jambes ballantes , mangeant une pomme , Susan ,elle , avait la tête couverte d'un grand chapeau de paille , et ajustait sa robe bleue . Le conducteur tira les rênes en voyant le petit groupe à cheval devant lui lui faisant signe de s'arrêter .
« Nicolas Orson ? Dit un homme court sur patte et parfaitement rasé dont la calvitie était masqué sous un couvre-chef atroce .
-Oui ? Demanda le Lordaeronnais intrigué .
-Cela tombe bien nous allions vous rendre visite à votre domicile , Brodig Vallert , fonctionnaire royal , poursuivit-il devant son incrédulité croissante , vous n'êtes sans le savoir les difficultés que traverse l'Alliance en ce moment , fort heureusement , le Royaume peut compter sur ses sujets , ainsi un impôt supplémentaire vous sera demandé à partir de maintenant , pas d’inquiétude , nous savons que tout les citoyens de Lordaeron ne peuvent payer sous forme d'argent , ainsi c'est une participation en nature , afin de pouvoir mieux nourrir les camps d'internement . Uniquement la moitié de la production en tenant compte de la part que prélève votre seigneur local bien entendue .
-Je donne déjà la moitié pour les taxes du Duc !
-Il faudra donc donner le quart , l'interrompit Brodig .
-Comment osez vous demander à ce que l'on donne le moindre topinambour pour ces infâmes peaux vertes ! Il …
-Nous ne demandons pas  , nous ordonnons Orson .
-Il faudra me passer sur le corps avant que ma ferme serve à remplir le gosier des orcs ! J'ai été sur le front ! Arathie , Hautebrande ! J'ai vu les massacres ! Les piles de cadavres cuisant au soleil ! J'ai vu des choses qu'on prendrait pour dément quiconque les raconterait ! Vous entendez ! Vous n'avez pas vu ce qu'ils faisaient ! Vous n'avez pas chargé dans la boue contre la mort elle même ! Vous n'avez pas attendu de crever dans un fossé , vous n'avez pas …
Le sifflement des épées qu'on sort de leur fourreau fendit l'air
-Lâchez moi ou j'ordonne à mes hommes de vous faire pendre pour outrage à un fonctionnaire d'état ! Merci bien … De toute façon ce n'est pas sujet à discutions , il me reste encore la moitié des fermes du coin à faire . Sur ce , au revoir . 
-P'pa , demanda faiblement Susan , comment allons nous faire ? »
Il ne répondit pas et fit claquer les rênes , la mine sombre .

Trois années s'étaient écoulées ,trois années de vache maigre , trois années où notre Jeune Orson avait grandi, travaillé , et appris une notion essentielle : « Mieux vaut se taire et passer pour un con que de l'ouvrir et de prouver qu'on en est un ».Sa mère le comparait de plus en plus à son père ,et sa sœur elle...Elle avait d'autres préoccupations que lui .
Il était allongé sur l'herbe verte et tendre , un brin de seigle au coin des lèvres . Le ciel était de pourpre ensanglanté , il ferait encore jour quelques heures , il tourna la tête vers celle qui était allongée à ses cotés , leurs cheveux entremêlés ,sa robe d'un vieux safran délavé ,ses yeux verts brillants s'attardèrent sur lui. La jeune bergère lui sourit : « Tu veux me dire quelque chose ?
-Je voulais voir si toute les émeraudes du monde s'étaient réfugiés dans tes yeux , répondit Piero .
-Troubadour va !
-Je suis pas le seul à te faire des compliments arrête …
-Ben.... hésita la jeune femme en époussetant son bonnet de l'herbe qui le maculait .
-Tu sais quoi ? Observe le ciel , tu comprendras beaucoup de choses , soupira-t-il en retournant poser son regard vers les lueurs naissantes de la voûte céleste .
-Oui mais après on va à la fête quand même ?
-Bien sûr , elle commence quand ?
-D'ici pas très longtemps je pense...Ce sera bien tu verras , tout le monde sera là , y aura à manger et à boire...
-Oui,enfin je connais pas tout le monde moi !
-Piero... C'est la fête de la fin d'été , les gens viennent de toute la région , bien sûr qu'on ne les connais pas tous !
-Ouais fin moi j'connais vraiment personne …
-Détends toi...Tu vas aimer tu verras », la rassura la douce bergère avec tendresse .
La fête battait son plein , les torches donnaient une atmosphère fiévreuse et magique à la place bondée , les musiciens jouaient , les jeunes gens dansaient , savouraient une éphémère occasion de profiter de la vie entre deux éternités de travail . Orson tenait sa chope à la main , l'air quelque peu pommé . Il s'était retrouvé dans un groupe où l'on dansait , buvait , se battait . Il ne connaissait personne , Susan était parti loin , et sa bergère démontrait ses talents de danse au son de la musique déchaînée . Il regardait ce monde qui lui paraissait presque inconnue sous cette autre facette : Le chef du guet racontait ses souvenirs épiques à une bande de jeunes lavandières. Ceux qu'il voyait si sérieux d'habitude semblaient pareils à des bêtes qui se rebellent de la docilité inhérente à leur condition normale . Il se mit soudain à danser , l'alcool inhibant ses sens , lui procurant une sensation de liberté . Plus rien n'avait d'importance , il était jeune , fier , le monde pouvait s 'écrouler qu'il s'en moquerait éperdument . Les heures filèrent , il était heureux , il pouvait l'affirmer . Sa bergère l'avait entraîné derrière la forge , lui faisant découvrir des notions qu'il n'aurait jamais imaginer plus tôt . Seulement la fête touchait à sa fin , l'illusion s'était dissipée , il commençait à rentrer chez lui , claudiquant , ivre . Sur la route déserte il croisa Susan , réajustant sa robe bleue , elle lui demanda de sa voix douce : « Alors , pour toi la fête ?
-C'était... Super .
Il poussa un cri en voyant déguerpir un des jeunes gens des buissons derrière Susan .
-Tu n'as rien vu , n'est ce pas Piero ?
-Rien de rien...
-Merci p'tit frère , rentrons , avant que p'pa ne lance la main d'argent à nos trousses .
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